JULIA KRISTEVA

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Julia Kristeva
 

 

 

 

 

 

 

 

Julia Kristeva Je me voyage
Julia Kristeva Je me voyage

 

Portrait de Julia Kristeva, par Sophie Zhang (photo © Sophie Zhang)

 

 

 

 

 

Julia Kristeva Je me voyage

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Portrait de Julia Kristeva, par Sophie Zhang (photo © Sophie Zhang)

 

 

 

 

 

JULIA KRISTEVA

JE ME VOYAGE Mémoires

Entretiens avec Samuel Dock

Fayard, Parution : 05/10/2016

 

Julia Kristeva - Je me voyage

 


Julia Kristeva - Je me voyage, article dans L'Osservatore Romano

L'Osservatore Romano du 11 décembre 2016
Je me voyage

Changer la place des choses, par Cristiana Dobner

En voyage avec Julia Kristeva à la rencontre de l'humanité et de ses fondements.


 

la-Repubblica-9-Aprile-2017

Je me voyage

parution en italien, La Repubblica 9 avril 2017


Je me voyage

par Marjorie Rafécas Poeydomenge, La cause littéraire


Invitée du 12/13 : Julia Kristeva sur RCJ


Julia Kristeva: «Je suis une chercheuse d'humanité»

Le Soir, Par Kerenn Elkaïm

 


 

Julia Kristeva et David

 

Je me voyage - La chair des mots

par Jacques Henric, Artpress, décembre 2016


 

Sous ce beau titre qui n'est pas sans évoquer Montaigne... par Yvette Métral, Cahiers Bernard Lazare, novembre 2016

 


Je me voyage

Hors de soi : la vie, par Olivier Rachet

 


 

«Je me voyage»: Julia Kristeva, intelligente et solidaire, Par Tiphaine Samoyault, Mediapart


Je me voyage

À propos de Tel Quel : les souvenirs de Julia Kristeva

Le Matricule des Anges, 9 novembre 2016

 


 

Chronique littéraire

Je me voyage

La ville en rose, par Christophe Maris


 


DANS LA TÊTE DE...


Présenté par Thomas Baumgartner

27 novembre 2016

***

 

 



Julia Kristeva, un génie de la liberté, RCF radio

 

23 novembre 2016

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L'heure bleue, France inter, Laure Adler

 

18 octobre 2016

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Tout et son contraire, France info, Philippe Vandel

27 octobre 2016

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Portrait de Julia Kristeva, par Sophie Zhang (photo © Sophie Zhang)

 

 

Julia Kristeva à Blois

 

Présentation improvisée de « Je me voyage" par Samuel Dock

 

 

 

Julia Kristeva, une existence française ou la traversée des frontières, par Samuel Dock, Le journal des psychologues, avril 2017

 

Julia Kristeva et Samuel Dock, décembre 2016

Julia Kristeva et Samuel Dock, décembre 2016

Julia Kristeva et Samuel Dock, décembre 2016

 

Avant-propos

Julia Kristeva, un ailleurs ici-bas

 

Je n’oublierai jamais notre rencontre. Visage aux pommettes hautes, regard pénétrant, large sourire. Elégante, maîtresse d’elle-même mais détendue, j’aime la force qui émane de sa présence. Elle m’accueille chez elle, moi, mon magnétophone, mes questions. Nous buvons un thé de Chine dans cet appartement calme et lumineux. Elle se souvient, je la relance. Le livre se fait à deux. Elle m’impressionne, elle s’en amuse, je ramène la théoricienne à son vécu, aux émotions, elle joue le jeu, ou pas, nous poursuivons. Son humour me plaît, nous rions, et ce partage allège l’imperceptible mélancolie de l’exercice autobiographique.

L’intellectuelle bardée de titres et d’honneurs laisse émerger des souvenirs, revisite avec moi son « voyage ». Sévère ? Mais non. Concentrée, exigeante plutôt. Pudique aussi. Intensément là. Elle m’observe, la psychanalyste analyse le psychologue, et vice versa, nous nous comprenons, un lien se forme, l’essence même de ce que nous vivons. Ses doigts entourent la tasse de thé tandis qu’elle se confie, réfléchit, sourit. Le charme opère. Précision de la langue, fulgurance intellectuelle, subtile auscultation des affects, je l’accompagne tandis qu’elle se révèle. Elle a construit sa singularité dans cet ailleurs.

J’écoute son histoire. Dénouant le lacis de l’existence, je remonte le fil. L’enfance en Bulgarie communiste, les études, l’exil, les êtres croisés, aimés, le mariage avec Sollers, comme un des beaux-arts, un fils : David, et le travail encore et toujours, les voyages, nombreux, la Chine, les livres, la psychanalyse freudienne, le féminisme, dans le sillage de Simone de Beauvoir, la poésie, le handicap. Des épreuves, des deuils, des oeuvres en ont surgi. Julia Kristeva a transformé l’errance en mouvement vital, les chagrins en perspicacité, le goût pour l’art et la littérature en soin, en goût pour l’autre. Son regard est tout entier tendu vers moi, il me traverse et vise autrui. Je vis pleinement cette connivence impalpable, cette véritable rencontre.

Connaissez-vous Julia Kristeva ? Pas vraiment, pourtant elle est célèbre, mais ailleurs. Pour ma part, je l’ai découverte grâce à Marie-France Castarède, psychanalyste, avec laquelle j’ai coécrit un livre sur le choc des générations, et qui m’avait conseillé d’assister à une de ses conférences. Un soir, je suis donc allé l’écouter dans une librairie, non loin de Montparnasse. Julia présentait Pulsions du temps. Un intellect acéré, une empathie indulgente, une curiosité insatiable, un hypnotique tourbillon d’idées : l’actualité de l’héritage freudien, l’Europe en crise, le mariage pour tous, la maternité valorisée, le besoin de croire, j’étais saisi par son acuité comme par l’étendue de son champ d’investigations.

J’ai lu Pulsions du temps. Et, pour le Huffington Post*, j’écrivis un article enthousiaste. En nos temps si chaotiques où le langage se délite et où la vie psychique se perd, Julia Kristeva propose de refonder l’humanisme. Le jour même, je reçus de sa part un petit mail de remerciement. Je m’en sentis honoré.

Quelques mois plus tard, Claude Durand, président-directeur général des Editions Fayard, me proposait le projet d’une biographie, sous forme de dialogue, un livre à la croisée du genre biographique et de l’investigation psychique ; Julia souhaitait que je la réalise. Erreur de destinataire ? Mais non, c’était bien moi ! Je suis psychologue clinicien et écrivain, mais plutôt qu’intellectuel ou artiste, je me sens avant tout artisan, ouvrier, j’écris avec autant de précaution que d’ardeur, jusqu’à me rendre compte qu’il faut écrire encore, reprendre, inventer, se réinventer à nouveau. Serais-je capable de favoriser ce dévoilement de son intimité, qu’elle protège depuis si longtemps?

Il m’a fallu plusieurs mois pour lire tout ce qu’elle a écrit, ses romans, des Samouraïs jusqu’à L’Horloge enchantée, sa trilogie sur le génie féminin : Arendt, Klein, Colette, ses essais, Soleil noir, Pouvoirs de l’horreur, Histoires d’amour et tous les autres. Plusieurs mois pour me familiariser avec ses apports théoriques au long de ses années d’enseignement à Paris-VII ou de l’autre côté de l’Atlantique, et retracer ses nombreux combats… Plusieurs mois pour dessiner les lignes de force d’une vie entièrement dévolue à la création et à la sublimation, et saisir, par-delà la théorie et aux confins de la fiction, ses petites madeleines, ses aspérités, ses abîmes secrets.

La nostalgie m’envahit alors que je vous laisse découvrir notre travail. Ces échanges et ces rires me manqueront. Je me suis plu à la laisser faire ce à quoi elle excelle : développer et préciser sa pensée, tandis que nous cheminions dans ses territoires perdus puis retrouvés. J’espère que le lecteur prendra du plaisir à suivre le parcours de cette femme d’exception, si attachante, si inventive. Quant à moi, non, je n’oublierai jamais. Une destinée, une plume. Un « multivers », dit-elle. Une étrangère reconnaissable, inconnue familière, révoltée sereine ? Une pensée qui touche au noyau dur de l’être humain qui révèle les affres et les grâces de l’altérité en soi, hors de soi.

Julia Kristeva ? Un ailleurs lointain, mais si proche pourtant. Un ailleurs ici-bas.

 

Samuel Dock

 

*     Samuel Dock, « Julia Kristeva, un espoir pour la pensée, une promesse de liberté », Huffington Post, 29 mars 2014. http://www. huffingtonpost.fr/samuel-dock/julia-kristeva-philosophie_b_4672955.html

 

 

 

 

 

 

 

Portrait de Julia Kristeva, par Sophie Zhang (photo © Sophie Zhang)

 

 

 

 

 


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